Quelle innovation dans l’assistance informatique ?

Interview du 19/03/2019 sur TV finance – Noël Chazotte, co-fondateur de Et Voilà Ça Marche !

Et Voilà Ça Marche s’est fixé comme objectif de résoudre les galères informatiques et techniques de tous ceux qui n’ont pas le temps de s’en occuper.
« Dit comme cela on aurait tendance à penser qu’il existe déjà mille solutions pour fournir une assistance informatique. Seulement nous voulons le faire de la manière la plus simple possible. C’est à dire qu’on permet à nos clients professionnels qui n’ont pas d’informaticien sous le coude d’accéder directement à une assistance informatique, un support, quel que soit l’endroit où ils ont acheté leur matériel ou leur logiciel. »

Qu’est-ce qui a fait qu’un matin vous avez décidé d’aller sur ce marché !

Comme tous ceux qui travaillent dans l’informatique ou les réseaux, depuis de nombreuses années on est sans arrêt sollicité par ses proches, sa famille, les amis qui ont un job en profession libérale par exemple. Donc très naturellement, on a eu envie de créer quelque chose de facile d’accès, quelque chose qui permette simplement et facilement d’avoir une solution, une réponse aux petites questions techniques du quotidien.

Pourquoi c’est plus facile de passer par Et Voilà Ça Marche ?

Vous n’avez pas la contrainte d’avoir acheté un matériel ou un logiciel par notre intermédiaire. Il suffit d’accéder à la plateforme Et Voilà Ça Marche et d’appeler directement le support technique. Je dirais qu’on va même plus loin depuis quelques semaines puisque nos clients abonnés peuvent nous contacter via un bouton connecté comme celui-ci. Il fonctionne même lorsque le wifi est en panne, qu’internet est cassé ou que l’ordinateur ne répond plus. Quand vous appuyez sur le bouton, on est notifié. On sait immédiatement que la personne a besoin d’une assistance informatique, donc on rappelle pour résoudre le problème.

Dans 80% des cas, on peut répondre par téléphone avec une résolution immédiate. Bien souvent, l’appel résulte d’une méconnaissance, d’une mauvaise compréhension ou de la peur de faire une erreur. C’est de l’assistance informatique simple et humaine !

On taxe souvent les informaticiens de parler un langage un peu spécial. Notre job consiste aussi à rendre ce langage plus accessible, quelque soit l’étape de résolution d’incident, par téléphone, prise de main à distance ou sur place avec un spécialiste.

Vous adressez davantage les particuliers où les professionnels ?

Les deux. On s’adresse particulièrement aux professionnels qui ont un besoin métier lié aux spécificités de leur business. Prenons par exemple le cas des professions libérales. Les architectes et les avocats sont fortement dépendants de l’informatique sans avoir reçu de formation spécifique pour cela. Pour toutes ces professions, on peut devenir leurs informaticiens à la demande.
Alors bien évidemment, on travaille aussi pour les particuliers avec des prestations d’assistance informatique courantes. Mais pour l’instant, le besoin le plus fort se manifeste chez les professionnels.

Qu’est ce qui vous a donné l’idée de créer ce fameux bouton connecté ?

En fait, le principe du bouton connecté est de pouvoir allier la simplicité, la réactivité et la facilité. C’est un peu comme si vous aviez un informaticien dans le bureau d’à côté, vous sonnez à sa porte et il arrive aussitôt. On voulait également quelque chose de simple qui puisse fonctionner en permanence quelque soit l’état du réseau internet ou wifi.

Pouvez-vous nous expliquer où vous en êtes avec ce bouton connecté ? Ce n’est pas sa version définitive ?

Effectivement, dans la roadmap on a prévu une évolution du bouton connecté parce qu’on voudrait qu’il soit encore plus simple, genre bouton d’urgence. On ne doit pas se poser de questions, il suffit d’appuyer pour obtenir une assistance. Et voilà ça marche !
Plus besoin d’attendre qu’un conseiller soit disponible au téléphone !

Quelle est votre roadmap ?

On continue de travailler sur le développement du bouton connecté, mais également sur l’application smartphone de manière à faciliter encore une fois la mise en relation entre le demandeur et un spécialiste. On renforce également l’activité commerciale en ce moment. Aujourd’hui pour vous donner un ordre de grandeur, depuis l’année dernière on a multiplié par trois notre chiffre sur la période équivalente, donc on est sur une bonne tendance, mais on doit encore accélérer au niveau des efforts commerciaux et marketing. D’ici la fin de cette année, on veut aller chercher une levée de fonds de l’ordre de 500K euros.

Pouvez-vous nous expliquer votre business model ?

Il y a deux modes de rétribution, le premier classique est sans engagement, on nous appelle et on traite le problème voire la mise en relation avec un spécialiste. Dans ce cas là, le business model est très simple, c’est une commission sur chaque assistance. Un certain nombre d’interventions sont prédéfinies pour les particuliers et les professionnels. Toutefois, pour les professionnels, on propose également une assistance informatique sur mesure, de manière à pouvoir s’adapter aux environnements propres à chacun. C’est notre deuxième mode de rétribution. Ajoutons qu’il existe un numéro payant accessible pour tous les professionnels qui souhaitent une résolution rapide de leur incident. Ce numéro permet d’obtenir une assistance informatique immédiate quelque soit le contexte et le profil de l’appelant.

Pour finir Noël Chazotte, qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

C’est de continuer à évoluer encore plus fortement, en rendant l’assistance informatique toujours plus simple et accessible, être présent dans les plus grandes villes de France, mais également dans les zones zones rurales. Enfin, d’ici 3 ans on souhaite que partout en France, tout le monde puisse avoir un informaticien à la demande par l’intermédiaire de Et Voilà Ça Marche.

Est-ce que l’étranger fait partie de la roadmap de Et Voilà Ça Marche ?

Oui bien sûr, on a on a déjà des vues sur l’Europe francophone limitrophe, mais on va déjà s’occuper de notre révolution française avant de pouvoir s’attaquer à l’international.

Merci beaucoup Noël Chazotte je rappelle que vous êtes le cofondateur de Et Voilà Ça Marche !